Système éducatif belge.html

 
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Le système éducatif belge, tel qu'il est actuellement conçu, est le résultat de la loi votée le 29 mai 1959, le Pacte scolaire. Cette loi définit deux grands réseaux éducatifs :

  • Le réseau officiel, où le pouvoir organisateur est une personne de droit public (généralement l'État, actuellement remplacé par les trois communautés, ou bien la province ou la commune).
  • Le réseau libre, où le pouvoir organisateur est une personne de droit privé. Le réseau libre est plus ou moins structuré en libre confessionnel (à grande majorité catholique) et libre non-confessionnel (surtout présent dans l'enseignement supérieur).

Un troisième réseau (très minoritaire) existe également: Le réseau privé, où le pouvoir organisateur est une personne de droit privé, en l'occurrence l'autorité parentale, à laquelle l'article 24 de la Constitution garantit la liberté d'enseignement. L'enfant, dans ce cas, satisfait à l'obligation scolaire par un enseignement à domicile, financé par les parents, ou dans une école privée choisie par eux, l'État ne pouvant dès lors organiser son inspection qu'en tant qu'Autorité Publique contrôlant si cette scolarité libre n'enfreint pas l'ordre public et les bonnes moeurs. Néanmoins différents textes (décret, arrêté) visant à structurer un contrôle ont fait l'objet de contestations à la Cour d'Arbitrage et au Conseil d'État, provoquant des annulations ou des corrections. Actuellement, après une assez longue période de vide, un nouveau décret s'est mis en place (Moniteur belge du 12 juin 2008) qui, comme cela était arrivé jadis, a suscité, lui aussi,un nouveau recours (de plusieurs parties) en suspension et en annulation (requête déposée le 30 août 2008 par Maître R. LEFEBVRE). Ce type d'enseignement, d'après ce nouveau décret, devrait être validé par un examen officiel organisé par ce que l'on appelle le "jury central".

Les réseaux sont fortement décentralisés, tant au niveau des matières que du recrutement des personnels.

Depuis la fédéralisation de la Belgique, les trois communautés sont des entités fédérées ayant des compétences dans le domaine de l'enseignement, de la culture et d'autres matières dites personnalisables. Ces communautés ont leur propre parlement et leur propre gouvernement.

La scolarité est obligatoire jusqu'à 18 ans.

Sommaire

modifier Recrutement et formation des enseignants des deux principaux réseaux

modifier Les enseignants de l'école maternelle

Il n'y a qu'une seule filière de formation pour devenir instituteur maternelle/préscolaire : l'enseignement supérieur de type court, dans la section normale préscolaire. Ces études sont organisées en un cycle de trois ans et permettent d'obtenir le titre d'instituteur préscolaire.

Remarque : les diplômés de l'école normale préscolaire peuvent suivre un an de formation supplémentaire pour pouvoir également donner cours dans l'enseignement primaire.

modifier Les enseignants de l'école primaire des deux principaux réseaux

Les instituteurs sont formés dans les écoles normales, faisant partie de l'enseignement supérieur pédagogique de type court (trois ans), et qui dépendent soit du réseau officiel, soit du réseau libre. Les pouvoirs organisateurs recrutent dans les deux types d'écoles. On rentre, en principe, à l'école normale après l'obtention du certificat d'enseignement secondaire supérieur ou d'un autre titre de même nature.

modifier Les enseignants de l'école secondaire

Un article détaillant l'Enseignement secondaire en Belgique

Pour enseigner dans le secondaire des deux principaux réseaux, les futurs professeurs doivent soit suivre un régendat (ce qui ne permet à la base que de donner cours dans le secondaire inférieur), soit suivre des études universitaires, en choisissant l'agrégation comme option de leur dernière année du cursus universitaire. Toutefois, les personnes n'ayant pas pris cette filière pourraient faire cette spécialisation par après.

Avec son diplôme en poche, l'enseignant doit postuler pour un poste dans l'un des deux réseaux. Il n'a pas automatiquement une place et doit déposer son curriculum vitæ auprès d'un pouvoir organisateur. Il est donc fréquent qu'un sortant soit engagé pour une durée limitée dans le temps afin de remplacer un enseignant titulaire d'un poste. La pénurie actuelle d'enseignants fait que de plus en plus de directions passent outre les diplômes.

modifier Budget de l'école

Les Communautés de Belgique subventionnent l'ensemble du corps enseignant (maternel, primaire et secondaire) pour autant qu'il appartienne aux deux premiers réseaux (réseau officiel, réseau libre confessionnel ou non). Le réseau privé, lui, ne reçoit aucun subside.

A propos des autres dépenses (infrastructure, etc.), chaque réseau en assure le financement comme il le peut. Pour les écoles relevant du communal, par exemple, le budget des collectivités locales est élevé. On estime à 17% la part allouée par les communes aux écoles.

En Communauté flamande, un décret de 20021 tend à supprimer les différences de financement entre le réseau officiel et le réseau libre en Flandre.

Comme l'enseignement des deux principaux réseaux est officiellement gratuit (jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire soit 18 ans), les écoles des deux principaux réseaux ne peuvent demander de contribution aux parents.

Seules les écoles privées (c'est à dire, en Belgique, non subventionnées) et l'enseignement à domicile se financent sur la contribution des parents.

modifier Inspections dans les deux principaux réseaux

Un inspecteur belge est responsable d'un canton. Il est tenu, dans certaines collectivités, de visiter deux fois l'an les écoles dont il est responsable. Cependant, il ne note pas les enseignants. Il rédige simplement un rapport. L'inspecteur n'a donc pas d'influence sur l'avancement d'une carrière. Seule l'ancienneté détermine le salaire des enseignants belges.

modifier Organisation de l'école des deux principaux réseaux

modifier Organisation de l'école maternelle

L'école maternelle est organisée en trois années non-obligatoires. Un débat récent propose néanmoins que la troisième maternelle le devienne. Ces écoles sont très fréquentées. Les instituteurs maternelles n'ont pas le même diplôme que ceux du primaire. Ce sont deux professions distinctes.

modifier Organisation de l'école primaire

L'enseignement primaire est organisé sur 6 années, appelées première primaire, deuxième primaire, etc... À la fin de chaque année, les élèves passent des examens déterminant s'ils sont aptes à passer à l'année supérieure. Après réussite de la 6e année, les élèves se voient délivrer un certificat d'études de base (CEB).

Les élèves sont regroupés par classe, et chaque classe a un professeur qui lui est attribué. En général, ce dernier est chargé d'enseigner l'ensemble des matières définies au programme. Hormis les cours d'informatique, de religion ou de morale, de deuxième langue et de sports qui sont en général dispensés par des professeurs qualifiés. Mais il arrive que dans certaines écoles, une classe a un professeur par matière (comme en secondaire).

modifier Organisation de l'école secondaire

L'enseignement secondaire en Belgique est organisé sur 6 années, appelées première secondaire, deuxième secondaire, etc... La sixième étant encore souvent appelée rhétorique (communément appelée "rhéto") à titre non-officiel, ce qui constitue un archaïsme.

L'accès au secondaire n'est possible que pour les élèves possédant le certificat d'études de base.

Les élèves sont regroupés par classe, et à chaque classe est attribué un professeur principal qui suit la classe (appelé "titulaire"). Chaque élève est obligé de remplir un "journal de classe" où il indique la matière et le sujet du cours (détaillé), le titulaire vérifie souvent le journal de classe des élèves dont il est responsable, ce journal de classe peut être vérifié par l'inspecteur (les élèves sont tirés au sort) pour l'homologation des diplômes.

Chaque cours est dispensé par un professeur qualifié, une classe peut donc avoir au maximum autant de professeur que de cours différents.


À partir de la 3e année, l'enseignement est subdivisé en quatre "filières" :

  • Général
  • Technique de transition
  • Technique de qualification
  • Professionnel

La voie principale pour devenir professeur dans les trois premières années est de posséder un régendat (diplôme d'agrégé de l'enseignement secondaire inférieur), sauf pour certains cours (informatique, dactylographie, ...). Les personnes titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur peuvent également enseigner, mais pour être nommées, elles devront être titulaire d'un certificat d'aptitude pédagogique.

Les trois dernières années sont dispensées par des diplômés de l'enseignement universitaire de deuxième cycle au moins, titulaires d'un diplôme d'agrégé de l'enseignement secondaire supérieur. Par manque de diplômés universitaires, les écoles peuvent avoir recours à d'autres enseignants.

modifier Programmes et examens des deux principaux réseaux

Le programme des écoles est défini par les "socles de compétences". Ces compétences doivent être acquises par chaque élève à la fin de son cursus scolaire. L'objectif de ce système d'apprentissage par compétences est de former chaque élève intelligemment c'est-à-dire de lui inculqué non seulement des savoirs mais également des savoirs-faire (compétences). Pour vérifier que l'élève a bien acquis ces dîtes compétences, il est "évalué" soit au cours de l'année scolaire soit pendant des sessions d'examen. Ces évaluations peuvent être sanctionnées ou non par des cotes.

Dans l'enseignement primaire, les élèves sont évalués pendant l'année scolaire et lors de sessions d'examen qui ont lieu en décembre et en juin. En primaire, il n'est pas rare que certains tests soient formatifs c'est-à-dire comptent pour "du beurre" à l'opposition des évaluations sommatives qui décident souvent de la montée ou non de l'élève dans la classe supérieure. Dans les années d'enseignements secondaires, des sessions d'examens sont organisées dans le réseau officiel en décembre et en juin. Un élève ayant échoué dans une ou plusieurs matière(s) peut avoir des examens de passage et/ou de rattrapage en septembre. Les examens de passage sont réservés au troisième degré (cinquième et sixième année).

En Belgique, l'enseignement général se veut pluri-disciplinaire c'est-à-dire qu'il n'exite pas de filières scientifique, littéraire ou économique et sociale comme c'est pourtant le cas en France. Et pour cause, il n'existe pas de filière interne à l'enseignement général étant donné que celui-ci constitue déjà une filière de l'enseignement en Belgique. Il n'existe pas de sous-filière dans l'enseignement belge.

En Belgique, les écoles insistent sur l'enseignement des matières "fondamentales" c'est-à-dire le français, les mathématiques et les sciences. Au troisième degré de l'enseignement général, au minimum 5 heures de français, 4 heures de mathématiques et 3 heures de sciences sont obligatoires. Beaucoup de professeurs trouvent que cet enseignement fondamental est bien pauvre en terme de nombre d'heures. Mais faute est de constater que ce nombre d'heures est élevé sachant qu'en France les lycéens de la filière littéraire ne disposent d'aucune heure de mathématiques ni de sciences en terminale mis à part ceux qui ont choisi comme option les mathématiques.

modifier Débat controverse sur un bac belge

Lors de chaque session d'examen, l'élève doit montrer qu'il a bel et bien acquis les savoirs et les savoirs-faire (compétences) nécessaires à sa montée dans l'année supérieure dans chacune des matières sur lesquelles il est interrogé. Ces sessions d'examens constituent, dès lors, des sortes de "bacs à la française" à cela près qu'elles ont lieu chaque année (et pas uniquement en terminale comme c'est le cas en France) et que les épreuves ne sont pas communes.

Le débat sur un baccalauréat est récurrent en Belgique. Depuis 2007, une épreuve commune de fin de 6e primaire est mise en place progressivement en Communauté française et donc doit mener d'ici 2009 à la généralisation d'un "mini-bac" en fin de primaire dans la partie francophone du pays mais pour le reste, il n'existe toujours aucun baccalauréat en Belgique. Cependant, des examens ont lieu en primaire et sont communs au sein d'un même canton administratif, et non à l'échelle du pays. Ces examens cantonaux ont se déroulent à la fin de chaque cycle du primaire, soit 3 fois sur l'ensemble des 6 années.

Sur la pertinence de ce système, plusieurs thèses s'affrontent chez les enseignants : les partisans d'un bac expliquent que les élèves sont habitués aux examens depuis la première primaire, pour les autres un bac consituerait une source importante de stress dont les élèves pourraient bien se passer.

modifier Direction d'école des deux principaux réseaux

Dans le primaire, les directeurs sont des instituteurs qui ont suivi une formation spécifique. En règle générale, ils ont la charge de la maternelle et de l'élémentaire. Ils ont un rôle à la fois administratif et pédagogique. Ils sont donc libres de contrôler le travail de leurs enseignants, en assistant à des séquences ou en étudiant les cahiers-journaux (sortes de journaux de bord).

modifier Notes et références

  1. Décret sur l'égalité des chances

modifier Voir aussi

modifier Liens externes

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